.Arnaud.Despléchin.

.Anne.Consigny.

Anne Consigny, comme l'an passé lors de la conférence du Scaphandre et le Papillon de Julian Schnabel, prend le parterre de journalistes en photo, tandis qu'Arnaud Despléchin tente de localiser son interlocuteur dans la salle, à qui il confira vouer une grande admiration pour Alexandr Sokourov. Catherine Deneuve prend à rebrousse-poil l'éternelle question selon laquelle elle travaille de plus en plus avec de jeunes réalisateurs. "C'est normal, j'avance en âge et en expérience, et de plus en plus de jeunes réalisateurs de talent débutent. Je vais donc continuer à travailler avec de jeunes cinéastes. Sauf si je tourne l'an prochain à nouveau avec Manuel de Oliveira".

Despléchin présente en compétition Un conte de Noël, "un conte sans queue ni tête, sans morale et enchanté", dans lequel il donne l'occasion à chaque personnage d'avoir son heure de gloire, de se présenter comme le héros d'un instant. Melvil Poupaud, par exemple, grand homme lorsqu'il découvre sa femme dans le lit de son cousin, ou encore au cours d'une séquence où il officie comme DJ, non sans dextérité : "moi qui suis par ailleurs musicien, j'ai du apprendre à dissocier la main gauche de la droite. Je comprends à présent pourquoi les DJ's prennent de l'extasy !"

.Hippolyte.Girardot.

.Melvil.Poupaud.

 


.Gael.Garcia.Bernal.

Dans Blindness, de Fernando Meirelles, il incarne un barman qui une fois enfermé parmi d'autres contaminés, s'autoproclame roi du dortoir 3 et fait régner la terreur.

Heureusement pour la dignité humaine, Juliane Moore garde un oeil ouvert...

.Critique.du.film.en.cliquant.ci-dessous.(bientôt).

.Natalie.Portman.

Elle s'est réconciliée avec l'un de nos colocataires en ouvrant le dernier Wes Anderson.

 

 

 

Hier mercredi 14 mai a eu lieu la conférence de presse des membres du jury. Les  sempiternelles questions fusent : allez-vous favoriser les films des amis et autres collaborateurs (exemple : Eastwood) et  resterez-vous sobre durant le festival ?  Sean Penn répond aux provocations par un humour lapidaire et  laconique.

 

 

Entre deux questions, il se retourne pour cloper en cachette. Jusqu'à ce que Marjane Satrapi prenne la parole : "certains membres du jury doivent fumer, pour des raisons de santé. Cela vous dérange-t-il ?" "Go ahead", répond le meneur de débat. Jeanne Balibar, Sean Penn et Marjane dégainent alors de concert, pour le plus grand plaisir des photographes qui mitraillent à chaque bouffée, à chaque volute. A Cannes, on vit dans une bulle qui se moque des règles qu'on nous impose dans le reste du pays. Certains l'ont compris, qui se transforment sans même s'en rendre compte en putes de luxe, sans en avoir l'air. Parce qu'ici, tout est possible et on vous pardonnera tout. Parce qu'on s'amuse bien, finalement, et que les choses ont l'importance qu'on leur donne. Ici, nous nous sentons en phase avec le discours politiquement correct du président du jury : nous sommes venus voir des films et prendre plaisir  à les  voir.

 

 

 

 

 

Après les  jambes,  le  visage...

 

 

.Les.jambes.de.Jeanne.Balibar.

Notes 1 - 10 / 13