.En.attendant.le.palmarès.
Une certaine torpeur règne dans le Palais des festivals. Nous avons vu tous les films en compétition (reste celui de clôture : les amours entre Coco Chanel et Igor Stravinsky, par Jan Kounen), et notre pronostic du coeur ne varie pas, après les séances d'hier et d'aujourd'hui. Ici, les rumeurs vont bon train, toutes aussi peu crédibles les unes que les autres. D'aucuns aimeraient voir le Audiard couronné, mais peu y croient : deux films français palmés deux années de suite, pas possible. Remarquez, à Cannes, il n'y a pas de règle, pas de logique. En attendant, les taupes sortent des salles obscures pour profiter du soleil, tandis que d'autres ont déjà bouclé leurs valises et les derniers, studieux ou taraudés par un sentiment de culpabilité, comblent leur retard dans la rédaction de leurs articles et autres critiques, au milieu d'une salle de presse détendue et à moitié désertée. Le Cannes après la tempête.





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