Petit quizz facile : qui peut-on reconnaître sur la photo de famille ci-dessous ? (Pour la voir en plus grand, cliquer ici)

Petite migration en salle Bunuel plutôt que dans la minuscule salle habituelle pour une conférence de presse exceptionnelle. Gilles Jacob a réuni pour cette 60e édition quelques grands noms du cinéma mondial qui ont participé à l'histoire du festival de Cannes. L'occasion de voir notamment Michael Cimino, les frères Coen et Dardenne, David Cronenberg, Takeshi Kitano, Wong Kar Wai, Tsai Ming Liang, Gus Van Sant, Wim Wenders, Manoel de Oliveira, Raymond Depardon, etc. Hélas, pas une seule question passionnante, bien au contraire. Les journalistes ayant pris la parole semblent débarquer sur la Croisette sans avoir révisé leur manuel d'histoire du festival ("pourquoi n'y-a-t'il pas de films arabes sélectionnés à Cannes ?", demande une journaliste égyptienne qui a sans doute oublié les Youssef Chahine, Elia Suleiman et autres Abbas Kiarostami), paraissent ne s'intéresser qu'au féminisme de base ("Jane Campion, vous êtes la seule femme parmi tous ces hommes, ne vous sentez-vous pas un peu seule et ne trouvez-vous pas cela un peu machiste ?") au détriment du cinéma lui-même... Isabelle Giordano, pour une fois, se montre pro en recadrant les questions et en évacuant celles qui s'adressent davantage à Thierry Frémaux ou à Gilles Jacob, et en rappelant à l'ordre une "journalite chinoise" qui pose 50 questions toutes aussi insipides les unes que les autres. Finalement, Roman Polanski, qui peu de temps avant se lançait dans un mini-débat avec Atom Egoyan, prend à nouveau la parole pour proposer qu'on écourte cette conférence ennuyeuse, mettant le doigt sur l'inanité des questions posées. Il conclut en se levant et en quittant seul la salle, sous quelques sifflets (j'aurais bien applaudi sa sortie, mais je faisais partie des journalistes visés dans leur ensemble) après avoir lancé une dernière réplique : "Allons manger !"

Et toujours d'autres photos sur le blog de

.Contrechamp.à.Cannes.