23/5/2006
.Festival.de.Cul.J+6.
Category: .Moland.KiNokov.
Premier bilan à mi-parcours du festival.
Si la compétition officielle du Festival de Cannes se veut plus intéressante que celles des années précédentes, la Quinzaine des réalisateurs, sous la houlette d'Olivier Père, affiche une sélection hautement réjouissante par ses audaces et son éclectisme. Si Princess, de Kasper Tuxen Andersen déçoit, malgré l’ambition de son projet (utiliser plusieurs techniques différentes d’animation, ainsi que quelques scènes tournées avec de véritables acteurs, pour une histoire de vengeance mêlant poésie et violence extrême), la première semaine nous aura donné droit de découvrir en avant-première le dernier bijou de William Friedkin, Bug, ou une sombre plongée dans la folie et la paranoïa, comédie grinçante et traumatisante (après une semaine de boulimie d’images, plusieurs scènes du film continuent à me poursuivre), le faux film de genre de Bong Joon-ho, The Host, charge contre les Etats-Unis et la Corée elle-même, à travers l’invasion d’un monstre semant la terreur et que combat une famille d’hurluberlus, ou encore la dernière merveille esthétique de Michel Ocelot, Azur et Asmar (utilisant pour la première fois les techniques numériques, pour créer une œuvre aux milles et unes couleurs). Toujours dans la programmation de la Quinzaine, Brisseau livre son droit de réponse (suite à son récent procès) avec Les anges exterminateurs. Du cul, du cul, du cul. Si on parlera davantage d’érotisme dans ce film, le festival, toutes sections confondues, se distingue par le nombre de films s’autorisant un traitement du sexe affranchi des tabous de sa représentation à l’écran. Chose étonnante pour un film chinois, Summer Palace de Lou Ye livre des étreintes de toute beauté, s’autorisant la durée. Présenté en tout début de festival, ce film constitue notre premier coup de cœur. Scène explicite de coït dans Red Road d’Andrea Arnold, sexualité au cœur même de Shortbus, de John Cameron Mitchell ou de Destricted, film à sketches réalisé par le parrain de la Semaine de la critique, Gaspar Noé, et plusieurs de ses amis cinéastes, dont Larry Clark (qui signe le meilleur moment de cette œuvre collective, en filmant un casting d’acteurs amateurs en vue du tournage d’une scène porno), sexe filmé comme la guerre (d’après S., je vois le film ce soir à 22h30) dans Flandres de Bruno Dumont, d’ores et déjà la Palme d’or selon Contrechamp, ou encore bite littéralement en feu, viol de cochon mort, j’en passe et des meilleurs, dans l’ovni un peu tape-à-l’œil Taxidermia, de Gyorgy Palfi. Sans oublier la présence du premier long métrage de HPG. Un véritable festival de cul.
Si la compétition officielle du Festival de Cannes se veut plus intéressante que celles des années précédentes, la Quinzaine des réalisateurs, sous la houlette d'Olivier Père, affiche une sélection hautement réjouissante par ses audaces et son éclectisme. Si Princess, de Kasper Tuxen Andersen déçoit, malgré l’ambition de son projet (utiliser plusieurs techniques différentes d’animation, ainsi que quelques scènes tournées avec de véritables acteurs, pour une histoire de vengeance mêlant poésie et violence extrême), la première semaine nous aura donné droit de découvrir en avant-première le dernier bijou de William Friedkin, Bug, ou une sombre plongée dans la folie et la paranoïa, comédie grinçante et traumatisante (après une semaine de boulimie d’images, plusieurs scènes du film continuent à me poursuivre), le faux film de genre de Bong Joon-ho, The Host, charge contre les Etats-Unis et la Corée elle-même, à travers l’invasion d’un monstre semant la terreur et que combat une famille d’hurluberlus, ou encore la dernière merveille esthétique de Michel Ocelot, Azur et Asmar (utilisant pour la première fois les techniques numériques, pour créer une œuvre aux milles et unes couleurs). Toujours dans la programmation de la Quinzaine, Brisseau livre son droit de réponse (suite à son récent procès) avec Les anges exterminateurs. Du cul, du cul, du cul. Si on parlera davantage d’érotisme dans ce film, le festival, toutes sections confondues, se distingue par le nombre de films s’autorisant un traitement du sexe affranchi des tabous de sa représentation à l’écran. Chose étonnante pour un film chinois, Summer Palace de Lou Ye livre des étreintes de toute beauté, s’autorisant la durée. Présenté en tout début de festival, ce film constitue notre premier coup de cœur. Scène explicite de coït dans Red Road d’Andrea Arnold, sexualité au cœur même de Shortbus, de John Cameron Mitchell ou de Destricted, film à sketches réalisé par le parrain de la Semaine de la critique, Gaspar Noé, et plusieurs de ses amis cinéastes, dont Larry Clark (qui signe le meilleur moment de cette œuvre collective, en filmant un casting d’acteurs amateurs en vue du tournage d’une scène porno), sexe filmé comme la guerre (d’après S., je vois le film ce soir à 22h30) dans Flandres de Bruno Dumont, d’ores et déjà la Palme d’or selon Contrechamp, ou encore bite littéralement en feu, viol de cochon mort, j’en passe et des meilleurs, dans l’ovni un peu tape-à-l’œil Taxidermia, de Gyorgy Palfi. Sans oublier la présence du premier long métrage de HPG. Un véritable festival de cul.




Commentaires
Gnorgn!!!
Sblash!
Ratatatatatatatatateuteuteu
Yihin hin hin hin
Vrrrr...
Oui je sais tu travailles en argentique gnagnagna et tu passes 180 millions d'années avec ton scanner ZX82 à traiter toutes tes photos puis à rajouter à la main ta signature numérique gnagnagna.
N'empêche que tu parles d'acteurs et d'actrices et on les voit pas, tu te rends à des soirées où ça chagasse énervé et tu ramènes des vidéos prises avec ton Sumsongo RX-88-DP méga sous exposées (au lieu de véritablement procéder à une retranscription impressionisto-picturale de ce qui se passe dans l'ambiance très tendue du string de la soirée)
Kate : j'ai été tenté de filmer un bout de film par-ci, un bout de générique du festival (petit film montrant les marches rouges sur fond de Saint-Saens, qu'on voit avant chaque film)par-là, mais je vous avoue avoir un peu peur de me faire tirer les oreilles si les orgaisateurs du festival tombent dessus.