... mais serai-je aussi comblée, sachant que je ne pratique pas les jeux video ?
Ecrirez-vous quelque chose dessus ? (néanmoins je crois que je préfère vous lire après l'avoir vu);
J'en ai rédigé une critique, en ligne sur www.plume-noire.com d'ici mercredi. Sinon, ici, je vais me fendre d'un court texte d'ici demain... Il devrait répondre à votre question, du moins je l'espère...
je crois que je vais y aller aussi
je me suis laisser prendre par la bande-annonce en ligne, je ne vais pas dormir pendant des nuits, ça alimentera l'emploi du temps
et lirai ta critique ensuite, comme lilith
lh.
ps : première image, j'ai cru que c'était une photo du nouveau spectacle de jan fabre ;-)
arf, vous avez cédé à la tentation... Je ne pense pas avoir défloré l'histoire, cependant... Somme toute assez accessoire et loin d'être son point fort...
Je serais curieux de connaître votre avis sur le film, car je ne lis et n'entends que des critiques négatives... Et la principale difficulté pour moi, c'est qu'il s'agit d'un film que j'avais envie d'aimer, étant fan du jeu...
Pour moi, le film ne fonctionne pas; en ce sens où on ne se laisse pas prendre par l’histoire; pas de suspense car non seulement on se doute qu’elle retrouvera sa gamine mais de plus (connaître la fin n’est pas gênant en soi) il n’y a pas une histoire capable de nous tenir en haleine; pas d’identification possible avec l’héroïne (personnage à une seule facette, dont le seul moteur semble être son statut de mère); au bout d’un moment, c’est donc assez chiant.
Si on se place sous l’angle que l’histoire proprement dite est sans importance et que le sujet est la quête de l’héroïne, cela ne fonctionne pas davantage; car nous sommes au cinéma justement, pas dans un jeu vidéo; l'errance au cinéma ne peut fonctionner que dans un espace ouvert (comme dans un road movie) et non dans un territoire délimité comme ici la ville.
C’est bien de s’attaquer à des grands thèmes : la religion, le bien et le mal … etc… mais encore faut-il avoir quelque chose à en dire (qui aille au-delà que de montrer des méchants et des gentils), et si possible être capable de l’articuler avec le monde contemporain.
A un moment, j’ai pensé au film de Laugier (Saint-Ange, produit par Gans) que j’avais trouvé très mauvais; même utilisation du thème de l’enfance (aux prises avec le mal) en liaison avec le passé et l’histoire (la 2eme guerre mondiale chez Laugier, les sorcières dans Silent Hill) avec la même incapacité à susciter un intérêt ni à susciter le moindre effroi (alors que c’est un peu l’objectif de ces films).
Même les aspects référentiels (Guerre des mondes (« shut your eyes »), le personnage de McCambridge dans Johnny Guitar …) ne sont pas jouissifs alors que cela fait partie de leur objectif.
Et pour couronner le tout, quelque chose de réactionnaire dans l’utilisation et la glorification du thème de la maternité ; cf la phrase qui revient plusieurs fois et notamment en conclusion : « toute mère est un dieu dans les yeux de son enfant ».
Ne connaissant/pratiquant pas les jeux vidéo, je suis partagée sur la question de la pertinence des jeux vidéo au cinéma.
On sait que Gans a fait de la fidélité au jeu, un enjeu de son projet. La question de la fidélité se pose à 2 niveaux : 1. une fidélité à l’atmosphère, aux personnages et aux thèmes du jeu, 2. une fidélité au « game-play » et aux sensations du joueur.
C’est peut-être ce 2eme niveau qui est voué à l’échec. L’écran de cinéma ne serait pas assimilable à une console de jeu.
Vous avez tout à fait raison, l'échec du film en tant qu'adaptation de jeu repose sur son incapacité à retranscrire à l'écran le gameplay, rendant le spectateur à sa passivité là où le jeu implique directement le joueur. En revanche, sa grande réussite, et c'est ce qui le démarque de ses prédécesseurs, c'est la fidélité à l'atmosphère (même si la version ciné reste trop "propre" quand le côté "crade" du jeu participait de sa force) du jeu, à son esthétique. Je pense qu'il faut avoir joué au jeu pour apprécier le film, comme une extension du jeu, mais le fait d'avoir à connaître au préalable le titre original condamne l'entreprise elle-même. Pas la peine d'avoir lu les bande dessinée de Miller pour apprécier "Sin City", le film. Rodriguez s'en sort beaucoup mieux que Gans...
Commentaires
Ecrirez-vous quelque chose dessus ? (néanmoins je crois que je préfère vous lire après l'avoir vu);
je me suis laisser prendre par la bande-annonce en ligne, je ne vais pas dormir pendant des nuits, ça alimentera l'emploi du temps
et lirai ta critique ensuite, comme lilith
lh.
ps : première image, j'ai cru que c'était une photo du nouveau spectacle de jan fabre ;-)
http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/silenthill.html
(... mais cela ne devrait pas trop me gener pour voir le film ...)
Je serais curieux de connaître votre avis sur le film, car je ne lis et n'entends que des critiques négatives... Et la principale difficulté pour moi, c'est qu'il s'agit d'un film que j'avais envie d'aimer, étant fan du jeu...
Si on se place sous l’angle que l’histoire proprement dite est sans importance et que le sujet est la quête de l’héroïne, cela ne fonctionne pas davantage; car nous sommes au cinéma justement, pas dans un jeu vidéo; l'errance au cinéma ne peut fonctionner que dans un espace ouvert (comme dans un road movie) et non dans un territoire délimité comme ici la ville.
C’est bien de s’attaquer à des grands thèmes : la religion, le bien et le mal … etc… mais encore faut-il avoir quelque chose à en dire (qui aille au-delà que de montrer des méchants et des gentils), et si possible être capable de l’articuler avec le monde contemporain.
A un moment, j’ai pensé au film de Laugier (Saint-Ange, produit par Gans) que j’avais trouvé très mauvais; même utilisation du thème de l’enfance (aux prises avec le mal) en liaison avec le passé et l’histoire (la 2eme guerre mondiale chez Laugier, les sorcières dans Silent Hill) avec la même incapacité à susciter un intérêt ni à susciter le moindre effroi (alors que c’est un peu l’objectif de ces films).
Même les aspects référentiels (Guerre des mondes (« shut your eyes »), le personnage de McCambridge dans Johnny Guitar …) ne sont pas jouissifs alors que cela fait partie de leur objectif.
Et pour couronner le tout, quelque chose de réactionnaire dans l’utilisation et la glorification du thème de la maternité ; cf la phrase qui revient plusieurs fois et notamment en conclusion : « toute mère est un dieu dans les yeux de son enfant ».
Ne connaissant/pratiquant pas les jeux vidéo, je suis partagée sur la question de la pertinence des jeux vidéo au cinéma.
On sait que Gans a fait de la fidélité au jeu, un enjeu de son projet. La question de la fidélité se pose à 2 niveaux : 1. une fidélité à l’atmosphère, aux personnages et aux thèmes du jeu, 2. une fidélité au « game-play » et aux sensations du joueur.
C’est peut-être ce 2eme niveau qui est voué à l’échec. L’écran de cinéma ne serait pas assimilable à une console de jeu.