19/5/2006
.Un.carrosse.pour.David.
Category: .Moland.KiNokov.
.Festival.de.Cannes.2006.J+1.
.Jeudi.18.mai.

Ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, avec en invité de marque : David Cronenberg, venu présenter Dead Zone et surtout, recevoir le Carrosse d’or pour l’ensemble de sa carrière. Tourné en 1983, ce film de commande dont il ne signait pas le scénario, adapté d’un roman de Stephen King, fournissait la preuve que le cinéaste canadien pouvait injecter une bonne dose d’auteurisme dans une œuvre meanstream, et surtout, la rendre quelque peu subversive (Cronenberg demande à l’interprète de bien traduire ce terme et ne se prive pas de nous mettre en garde contre un certain président américain auquel le personnage campé par Charlie Sheen pourrait revendiquer un certain lien de parenté). Il est étonnant de constater que dès lors qu’un réalisateur acquiert la consécration et gagne le respect du plus grand nombre (la masse et la plèbe comprises), ceux qui le défendaient corps et âme à ses débuts se fixent comme devoir de lui tourner le dos. C’en est à s’interroger sur la sincérité des soi disant défricheurs et autres dénicheurs. Le fait qu’un réalisateur ou qu’un film soit inconnu du plus grand nombre est-il un critère de qualité ? Pourquoi ceux qui se croient plus malins que les autres en portant aux nues un illustre inconnu se montrent-ils aussi stupides dès lors que leur petit protégé leur échappe pour tomber dans, disons, le droit commun ? On se demande également à l’occasion comment le palmarès de l’année dernière a pu passer à côté de History of violence ? Avec une économie de phrases et une humilité à toute épreuve (« Recevoir un prix portant le nom d’un film de Jean Renoir est un privilège »), le charismatique réalisateur a convaincu les derniers sceptiques et les amnésiques qu’il compte parmi les auteurs les plus intelligents du cinéma mondial. Lieux communs, diront les esprits chagrins, qui croient que seuls les réalisateurs inconnus ou en tout cas pas encore re-connus sont des rebelles. Certes, mais parfois, les lieux communs constituent la façon la plus simple et la plus claire de rafraîchir la défaillante mémoire de certains.

.Jeudi.18.mai.

Ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, avec en invité de marque : David Cronenberg, venu présenter Dead Zone et surtout, recevoir le Carrosse d’or pour l’ensemble de sa carrière. Tourné en 1983, ce film de commande dont il ne signait pas le scénario, adapté d’un roman de Stephen King, fournissait la preuve que le cinéaste canadien pouvait injecter une bonne dose d’auteurisme dans une œuvre meanstream, et surtout, la rendre quelque peu subversive (Cronenberg demande à l’interprète de bien traduire ce terme et ne se prive pas de nous mettre en garde contre un certain président américain auquel le personnage campé par Charlie Sheen pourrait revendiquer un certain lien de parenté). Il est étonnant de constater que dès lors qu’un réalisateur acquiert la consécration et gagne le respect du plus grand nombre (la masse et la plèbe comprises), ceux qui le défendaient corps et âme à ses débuts se fixent comme devoir de lui tourner le dos. C’en est à s’interroger sur la sincérité des soi disant défricheurs et autres dénicheurs. Le fait qu’un réalisateur ou qu’un film soit inconnu du plus grand nombre est-il un critère de qualité ? Pourquoi ceux qui se croient plus malins que les autres en portant aux nues un illustre inconnu se montrent-ils aussi stupides dès lors que leur petit protégé leur échappe pour tomber dans, disons, le droit commun ? On se demande également à l’occasion comment le palmarès de l’année dernière a pu passer à côté de History of violence ? Avec une économie de phrases et une humilité à toute épreuve (« Recevoir un prix portant le nom d’un film de Jean Renoir est un privilège »), le charismatique réalisateur a convaincu les derniers sceptiques et les amnésiques qu’il compte parmi les auteurs les plus intelligents du cinéma mondial. Lieux communs, diront les esprits chagrins, qui croient que seuls les réalisateurs inconnus ou en tout cas pas encore re-connus sont des rebelles. Certes, mais parfois, les lieux communs constituent la façon la plus simple et la plus claire de rafraîchir la défaillante mémoire de certains.





Commentaires
EN effet, lors d'un débat avec Serge Grünberg, il nous expliquait que Crocro s'amusait à lui faire peur en roulant pied au plancher de sa Porsche, sur les périphériques de Toronto...
Entièrement d'accord avec toi sur les esprits chagrins, surtout qu'après Dead Zone, David a su montrer ses talents auteuristes : Vidéodrome, Le Festin nu ou Crash le prouvent.
Et c'est vrai que Dead Zone reste un film totalement d'actualité sur la manipulation politique, et cela assez finnement, sans en faire des tonnes, les qualités d'un auteur.
Sans méchanceté aucune, tu pourrais aider S. pour ses photos car celles du jury ne sont pas sensas, il y a surtout beaucoup de grain, alors que celles de l'an dernier étaient assez chouettes, à moins que cela vienne de mon informatique, mais Zhang et Monica ne sont pas à leur avantage et pourtant elles en ont !!! :-)
S'il fallait prendre un ex, celui de Wenders serait plus significatif; cinéaste en perte de vitesse dont même la filmographie passée fait l'objet d'une réévaluation négative alors que tous ses films jusqu'au Ailes du désir étaient portés aux nues