Category: .Moland.Zikov.

Cela commence six pieds sous terre, et tu refuses de regarder en arrière. A part pour réciter des cantiques hindous. Pourtant, la voix qui te galvanise, celle qui t’exhorte à combattre dans les airs striés, dans les champs d’écume, la boue et le sang mêlés, mais à ne jamais rendre les armes, cette perfide voix aux relents caverneux de cigare feutré, résonne d’outre-tombe, elle te caresse fermement l’échine. Devant tes yeux, ce sont les images d’une vie en accéléré qui défilent, se précipitent et se superposent au rythme lancinant d’un cœur comateux. Electrique et lumineuse, voire électronique, dans une nuit aseptisée, aux murs carrelés sur lesquels dégouline la pluie, la machine s’emballe sans partir au galop, puisqu’il ne sert à rien de courir. Il y a bien ces riffs métalliques, tentant de déchirer l’oppressante nostalgie, mais la poisse claustrophobe les freine. Ils finissent par avorter dans les rets des néons. On les observe se débattre jusqu’à ce que les pores se bouchent. La boucle se perd en nouveaux cycles et de la poussière surgit la touche « repeat ». Cela finit six mille pieds au-dessus de la terre.


.Don’t.look.back.[.dark.mobsoh.brighter].
.Photos.
.1.Madrid.août.2004.
.2.3.Montréal.août.2004.




Commentaires
SKTN : que de saines occupations, n'est-il pas ?
Patricia