23/9/2007
.Présence.de.l'absence.[10].
Category: .Moland.FoTokov.
.Ceci.n'est.pas.un.clip.
.cliquer.sur.les.paroles.ou.sur.la.photo.
.mais.lire.au.préalable.Présence.de.l'absence.[8].et[9].
.Nouvelle.vague.
.In.a.manner.of.speaking.
.[feat.Camille].





Commentaires
Blague à part, c'est assez splendide.
Près de 400 personnes ont pu regarder, ces derniers temps, la série "Présence de l'absence". Très peu ont réagi sur ce blog.
Est-ce à dire qu'un comité de soutien se forme et tente de trouver des sponsors pour l'achat d'une caméra digne de ce nom? Que l'association des Amis de Moland Fengkov tente, avec acharnement, de le convertir aux joies de la Wii, dans le but de le détourner de ses activités liées à Windows Movie Maker? Ou alors que la masse n'apprécie pas la contrition et le grand déballage public de ce qui se veut une création expiatoire et dénaturée ?
Je suis injuste. Quelques audacieux auront tout de même essayé de faire part de leurs réflexions. J'apprécie particulièrement la référence à Claude Lelouch.
Il faut bien avouer que cette série peut laisser sans voix. Qu'y a-t-il à dire après avoir visionné un clip remixé de "Paulette à bicyclette"? Après avoir vu les portraits d'une jeune conne narcissique et prétentieuse? Qu'y a t-il à échanger face à cet amas sonore pesant, cette suite d'images à l'effet "vieux film" convenues et doucereuses?
Et bien, ma foi, je ne sais.... Je dirais simplement que de tout ceci se dégage une posture écoeurante de sentiments banalement transcendés. J'ai toujours cru que la création permettait de sortir de soi, de découvrir les pistes jusqu'alors inexplorées de son propre cheminement personnel, entre autres, de révéler un regard. On se retrouve ici, comme devant un livre de Philippe Delerm, où seraient recensées les dernières petites choses caractéristiques d'une relation détruite, fatiguée, désolée et affligée.
La simplicité n'exige pas la facilité. La mise en scène de la souffrance ne débouche pas nécessairement sur le beau. Au-dessous de l'image se cache plus d'éléments que le catalogue rebattu de celui qui se regarde tourner en rond depuis dix ans.
Allez, on attend mieux de toi, Molard Schwarzkopf.
Ce serait une erreur grossière de penser que les meilleurs billets sont les plus commentés : c'est même le contraire, et on le vérifie à longueur de blogs.
De mon point de vue, les vidéos de MF sont peu commentées, tout simplement parce qu'elles sont dénuées de toute imposture, et qu'elles interpellent chacun au plus profond. Donc, à partir ce ce moment-là, on fait moins les malins, forcément ; on regarde, et on ferme sa gueule, c'est tout...
Daylimotion en témoigne d'ailleurs... Quand c'est fort, on ne se sent pas obliger d'en rajouter : ça parle tout seul, et c'est très bien ainsi. Rien à dire de plus, sinon saluer le créateur. C'est en tous cas ma réaction face à ces trois vidéos particulièrement précieuses.
Oui, l'absence de commentaires est commentaire. Quand cela laisse ainsi place au silence, c'est parfois que la convention de la parole est devenue inutile. Et j'aime ce silence là, je reviendrais.