14/9/2007
.Présence.de.l'absence.[7].
Category: .Moland.FoTokov.
Aucune piste chez les autres. L'essentiel doit venir de vous. Il ya des bras qui s'offrent et d'autres qui tombent. Sommes-nous si interchangeables ?
Aucune piste chez les autres. L'essentiel doit venir de vous. Il ya des bras qui s'offrent et d'autres qui tombent. Sommes-nous si interchangeables ?

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Commentaires
Excellent triptyque, qui signale à mon avis une nouveauté dans ton travail (ou alors un écart, temporaire ou circonstanciel, je n’en sais rien et ne veux pas savoir) : l’appel explicite de la fiction, de l’intrigue pleinement ouverte à l’imagination du regardeur .
Ici en effet, il s’agit moins d’apprécier la qualité intrinsèque d’un cliché en particulier, que de se glisser subjectivement dans la marge, dans le précieux interstice qu’autorisent les 3 photos dans leur relation forcément aléatoire à l’énigmatique « légende » (ou commentaire) que tu y adjoints. Et là, j’avoue que pour moi, c’est une machine infernale : j’élabore immédiatement plusieurs intrigues complètes à partir de cet agencement images/texte, dont une en particulier, qui revient obstinément dès lors que je consulte ta page (plusieurs fois aujourd’hui, je me dois de le confesser…).
Vraiment, c’est très fort, et, encore une fois, très différent de ce que tu as pu faire auparavant (entendons-nous : cela ne veut pas dire « meilleur » ni « moins bon », seulement « autre », et surtout surprenant ; car ici, la position du photographe surprend vraiment, et interroge).
J’aime beaucoup. L’ensemble demeure très stimulant pour l’imagination comme pour l’intellect, surtout après quelques visions répétées.
C’est très cinématographique, en fait (comme plusieurs autres de tes photos évidemment, mais avec cette marge d’incertitude et de rêverie en plus, qui me plaît énormément).
Comme le dirait Marcel, ici, c’est le regardeur qui fait le tableau….
Bien à toi,
Y.