.Déconseillé.aux.âmes.sensibles.



Le titre actuel de cette série se résume à un mot : Haines. Gilles Peress a entamé ce travail en 1989, après la chute du Mur de Berlin, et l'effondrement du bloc soviétique, qui divisèrent les peuples et réveillèrent des haines interethniques alors tapies sous le joug du communisme. "J'étais obsédé par l'expérience de ces populations, prises au milieu d'affrontements et de tensions [...], vivant côte à côte, se ressemblant, parlant le plus souvent la même langue, ayant les unes avec les autres plus en commun qu'avec le reste du monde, et qui s'entredéchiraient." Mais son travail ne se limite pas à l'Europe, puisque l'exposition présentée à la galerie Fait & Cause, dans le cadre du Mois de la Photo, réunit des séries sur l'Irlande du Nord, la Bosnie et le Rwanda. De la rue, on ne peut rester indifférent à ces images d'une force incroyable. Attiré, l'oeil entraîne le corps à leur rencontre, et il ne sera plus question de compter les minutes à passer devant chaque cliché. Impressionnant. A voir absolument ! Photo Poche sort en décembre une édition compilant les différents travaux du photographe. Idée cadeau ?


.Haines.Gilles.Peress.
galerie Fait & Cause
58, rue Quincampoix. 75004. Paris
Du 9 novembre 2004 au 5 février 2005.

.p.s.: dans la même rue, à la galerie du Jour, des photos de notamment Nan Goldin et de Dennis Hopper. Moins conquis...